Bayrou maniaque
Désolé pour les quelques lecteurs de ce blog que la politique et l'élection présidentielle n'intéressent pas ...
Analyse sur France-Inter de Jean Véronis (linguiste) et Denis Muzet (sociologue des médias) du passage de François Bayrou dans l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser". Attention la fin de l'émission est écourtée et ne sera en ligne qu'une semaine.
Autre chose à lire : Presse 2007 de Jean Véronis qui analyse en temps réel les mots-clés de la campagne 2007 ainsi que la couverture médiatique de nos candidats préférés.
Totalement d'accord avec les analyses pour avoir vu les trois émissions précédentes (mon avis n'est pas objectif), celle d'hier soir était en rupture par rapport aux autres. Pas de signe ostentatoire de compassion ou de promesse jetée en pature à telle ou telle autre catégorie (sauf pour les harkis mais qui est une véritable préoccupation pour François Bayrou). Des réponses construites et argumentées, souvent trouvées trop longues par PPDA : une volonté de noircir le tableau pour faire prendre conscience à tout le monde que l'heure est grave et que le choix effectué dans 2 mois va conditionner énormément de choses.
Et si Canal+ arrêtait les Guignols pendant les 2 mois qui restent pour ne pas influencer ceux qui n'ont que cette émission comme référence politique ? Rappellez vous de l'influence de ces derniers sur le changement d'image de Jacques Chirac (Mangez des pommes et autres foutaises à la sauce Fracture sociale) ?
Quelle chaine osera organiser un débat entre les candidats ? Quel candidat oserait y participer ? Quelle en serait la forme : sans opposition entre débateurs façon Investiture socialiste ou Convention UMP ? façon présentation à tour de rôle de quelques minutes sur un sujet (fiscalité, éducation) en imposant d'annoncer des chiffres (je fais quoi et je le finance comment) ? Pourquoi attendre le second tour ?
Dernier sondage publié par le Monde
Extraits de l'article du Monde :
L'IFOP note que "le reflux des intentions de vote" en faveur
de Mme Royal intervient à la suite de l'annonce de sa nouvelle équipe
de campagne incluant les piliers du PS, MM. Jospin, Strauss-Kahn et Fabius. Il souligne
que "c'est parmi les sympathisants de gauche que ce recul est le plus marqué".
L'IFOP souligne qu'avec 36,5 % d'intentions de vote, la gauche "voit se rapprocher son score plancher de 1969", élection lors de laquelle elle fut éliminée au second tour au profit de deux candidats de droite et du centre (MM. Pompidou et Poher).
Une analyse intéressante sur Outils Froids du dispositif de veille au PS et à l'UMP

















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